La commémoration du 11 Novembre 2021 a enfin rassemblé les habitants, les élus, la chorale des Plantagulhes autour des Anciens Combattants, habitués depuis plusieurs mois à célébrer toutes les cérémonies en effectif restreint.
Seule la chorale de l’école n’a pas chanté, pour cause de durcissement des consignes sanitaires depuis une semaine.
Après avoir lu le message de la Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Denis Fégné, le Maire a adressé un message plus particulièrement aux jeunes et à leurs familles, insistant sur l’importance de transmettre les valeurs de liberté, de fraternité, de laïcité, de confiance en soi et aux autres et d’entretenir sans cesse la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté.
Discours de Denis FEGNE, Maire d’Ibos, prononcé à cet occasion : 
 » Messieurs les présidents de l’amicale des anciens combattants,
Mesdames, Messieurs,
Permettez- moi de faire un commentaire personnel après le discours «hommage à tous les Morts pour la France» que je viens de vous lire.
Je crois qu’entretenir sans cesse la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté, de ceux qui ont « servi avec dévouement et courage », de ceux qui ont été des justes, est un enjeu majeur de transmission qui a une portée universelle, bien au delà de notre histoire française.
Si vous écoutez comme moi les débats « nationaux » actuels, dans le cadre de cette précampagne électorale, vous conviendrez qu’ils sont souvent nauséabonds.
C’est le cas notamment du débat autour de la deuxième guerre mondiale, et particulièrement du rôle joué par le gouvernement de Vichy sous l’occupation allemande.
Il n’est pas dans mon rôle ici de dénoncer qui que ce soit, la parole est libre et nous sommes toujours dans un système démocratique.
Mais il me semble de mon devoir de maire de mettre en garde notre jeunesse. Car notre jeunesse reçoit sans cesse des discours simplificateurs, des discours qui pourraient les orienter vers des attitudes de repli et de méfiance des autres.
C’est pour cela que nous devons obstinément leur transmettre les valeurs de liberté, de fraternité, de laïcité, de confiance en soi et aux autres.
C’est pour cela que nous devons leur dire qu’il y a une différence, un abîme, entre un point de vue politique et le travail inlassable et précieux des historiens.
C’est pour cela que nous devons leur dire que l’histoire n’est pas une arme politique, qu’elle ne doit pas l’être, car l’histoire existe et est précieuse lorsqu’elle éclaire nos actions, lorsqu’elle leur donne un sens : celui de la justice, celui de la modestie, celui du dévouement aux autres, celui du courage.
Je vous remercie de votre attention »